Test des lunettes DEMETZ avec insert optique

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Lunettes DEMETZEn fin d’année je suis passé chez l’ophtalmologue afin de contrôler ma vision. Comme je m’en doutais ma vue a évolué et je devais changer de correction optique. C’est alors que je me suis posé la question de savoir si les marques de lunettes sportives avaient adapté leur gamme aux coureurs qui ne voient pas bien Wink

J’ai consulté l’opticien à côté de la maison car il faisait la marque Oakley (marque bien connue des cyclistes et des skieurs). Après prise de renseignements, il s’avère que les lunettes Oakley avec verres correcteurs à ma vue me coûteraient un peu plus de 600€. C’est donc hors de ma bourse et je me tourne vers une autre marque que l’opticien me propose : DEMETZ.

J’opte pour le modèle UNILLE en blanc avec des inserts optiques.

Que comprend le pack ?

La lunette DEMETZ UNILLE comprend :

  • la monture
  • 3 verres teintés (1 verre photochromatique, 1 verre jaune, 1 verre transparent)
  • l’insert optique avec les verres correcteurs
  • 1 cordon
  • 1 boitier
  • 1 chiffon dans lequel les lunettes s’insèrent

 Le réception

L’opticien m’appelle pour me dire que les lunettes sont arrivées. Comme pour chaque client, il me montre comment changer les divers écrans/verres de la lunette. Nous nous apercevons que le verre jaune ne peut être inséré sur la monture.

L’opticien contacte DEMETZ par deux fois. La première fois DEMETZ admet des problèmes de fabrication mais ne peut donner les formalités de retour. Au deuxième appel, DEMETZ dément tout vice de fabrication et menace l’opticien de payer les frais de retour s’ils ne constatent pas de problème. Nous décidons de retourner quand même les lunettes. Finalement au bout d’un mois, DEMETZ renvoie les lunettes avec un nouvel écran/verre en admettant le problème. Donc pas de problème même si la réaction de DEMETZ n’a pas été très commerciale…

Description

Là c’est la partie subjective de la personne qui parle. Je trouve que le design est assez cool.

L’insert optique se voit très bien sur certaines photos.

Sensations

Ma première sensation lorsque j’ai mis les lunettes a été de me dire qu’on ne les sentait pas (au niveau du poids). Les lunettes DEMETZ UNILLE sont légères, très légères au point que j’ai pris énormément de précautions pour leur manipulation afin de ne pas les abîmer. Avec le temps je m’aperçois que malgré ce très faible poids, les lunettes sont très résistantes et en plus la monture est garantie 2 ans. Donc pas de crainte à avoir du côté des manipulations.

La première fois que je les ai mises sur le nez avec les inserts optiques, j’ai eu une désagréable impression. Les inserts optiques sont très visibles et j’ai même l’impression que cela gêne la visibilité (j’en ai eu la confirmation après sur la route). Cette impression se fait moins sentir après environ 10 minutes pour se faire oublier après la demi-heure de route (c’est peut-être le mal de jambe qui me l’a fait oublié ? Wink ).

Après quelques utilisations, l’insert ne s’avère pas trop génant sur le vélo mais l’utilisation des lunettes pour un autre sport peut s’avérer difficile. Je pense notamment aux sports de ballon ou de balles où l’insert limite le champ visuel et compliquera peut-être un peu les choses notamment au niveau réactivité et dans ce cas je ne suis pas certain qu’il se fasse oublier…

L’écran de protection solaire est de très bonne facture et protège les yeux de manière optimale. Aucun mal aux yeux après un après-midi passé à la page en plein soleil au bord de la mer (dans les Landes). Avec la réverbération qu’il peut y avoir sur une plage, je pense avoir testé ces lunettes dans des conditions assez difficiles pour pouvoir dire que la protection solaire est très bonne.

Je n’ai pas eu le loisir de tester l’écran de couleur jaune prévu pour le brouillard, ni l’écran blanc prévu pour la nuit ou la pluie.

En descente, l’écran protège bien les yeux même si quelques fois j’ai eu un peu d’air qui m’a fait pleurer. Peut-être un peu de vent dans le mauvais sens mais rien de très différent des autres lunettes du marché. La protection contre le vent est bonne (au moins égale à celle des lunettes EKOI que je porte souvent).

Conclusion

Les lunettes DEMETZ UNILLE sont de très bonnes lunettes qui protègent bien les yeux du soleil. L’écran solaire prévu à cet effet est très très efficace. Ayant eu l’occasion de tester des Oakley il y a quelques années pour le ski, je dois dire que les lunettes DEMETZ UNILLE n’offrent pas la même visibilité (j’avais vraiment aimé Oakley) mais elles offrent un rapport qualité/prix incomparable.

De plus, l’insert optique permettant de les adapter à la vue permet de se faire rembourser une partie des lunettes par la majorité des mutuelles (du moment que vous avez une ordonnance de l’ophtalmologiste). Il est incontestable qu’une paire de lunettes solaire à sa vue constitue un accessoire de sécurité indispensable sur la route.

Après avoir demandé à mon opticien le prix d’une paire de Oakley à ma vue (évoqué plus haut), j’ai opté pour les lunettes DEMETZ UNILLE (à ma vue) et j’en suis content. Si vous cherchez une paire de lunettes solaire à votre vue pour faire du sport, la marque DEMETZ se trouve en bonne place au niveau du rapport qualité/prix. La marque propose une large gamme de modèles ce qui permet de s’adapter au style de chacun.

Je tiens à préciser que je rédige cet article sans aucun a priori et en toute liberté (comme d’habitude) car j’ai complètement payé le matériel.

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Le VCC à Paris Brest Paris

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pbpNon ce n’est pas moi qui suis sur les routes mais deux autres représentants du Vélo Club Canéjan.

Rien que pour être assez fou pour s’engager sur ce type d’épreuve cela vos tous les articles du monde mais quand en plus ces fous font partie de mon club, je ne peux faire autre chose que d’écrire un petit article pour faire leur « promotion »  Wink

Alors, soutenez et suivez Rodolphe et François, les deux représentants du VCC sur cette épreuve.

Je leur souhaite bonne route et surtout qu’Éole et Zeus (et oui il faut aussi penser à la pluie) soient avec eux.

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Merci messieurs les gendarmes

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Ce mercredi 12 août 2015, je décide d’effectuer une sortie vélo pour reconnaître un parcours que je pourrais faire avec ma femme (et estimer le temps qu’on devrait mettre).

Au départ (8h30), il fait déjà chaud et la circulation sur la route de Draguignan est assez soutenue. Je pars de la maison de mes parents avec une certaine appréhension mais je pars quand même.

Dans les premiers kilomètres, j’ai besoin de modifier quelques réglages au niveau de la selle car depuis quelques jours j’ai mal au périnée et je trouve que ma selle est trop relevée au niveau du bec de selle. Grand bien m’en a pris car au moment où je suis en pleine réparation à l’écart sur le côté de la route, un camion benne passe très très rapidement et je ne peux m’empêcher de penser à ce qui se serait passé si j’avais été sur le côté de la route. Vu la vitesse, je doute qu’il ait pu ralentir assez…

Je continue en direction de Montauroux où les routes sont beaucoup moins fréquentées ce qui n’est pas pour me déplaire. A la sortie de Montauroux je manque la petite route qui monte dans la colline sous les bois qui permet d’éviter Callian. Ça m’occasionne quelques centaines de mètres supplémentaires mais ce n’est pas grave.

La descente dans les gorges de la Siagne est chaotique. Des pierres ont roulé sur la route (certainement après les orages qui se sont abattus

Descente sur la Siagne depuis Montauroux
Descente sur la Siagne depuis Montauroux

sur la route deux jours plus tôt). Durant cette descente j’ai presque eu froid. La différence de température entre les pentes ensoleillées et le fond des gorges (bien à l’ombre) est telle que la sensation de fraîcheur tourne au froid. Pour rouler en hiver dans ce coin il doit falloir choisir son jour car avec l’humidité et le froid, la glace doit être présente partout (je note ça dans

Montée sur Saint Cézaire sur Siagne
Montée sur Saint Cézaire sur Siagne

un coin pour m’en souvenir)…

Il y a quelques temps j’avais déjà fait emprunté cette route en sens inverse. Dans mon souvenir la pente était forte or là j’ai eu l’impression de monter tranquillement sans forcer plus que ça. L’impression de pouvoir accélérer à n’importe quel moment. Par contre une fois passé Saint-Cézaire-sur-Siagne je ne me souvenais pas de la pente de la route. J’en ai bavé !

Est-ce la pente ou le soleil qui donnait bien sur une route où il n’y avait pas d’abris ?

Je pense que les deux ont fait leur œuvre et j’arrive avec une bonne dose de fatigue à Saint-Vallier-de-Thiey. A l’entrée de Saint-Vallier-de-Thiey j’aperçois une femme en vélo de ville. Je me dis que je ne devrais pas mettre trop longtemps pour la rattraper. C’était sans compter son assistance électrique et je mets bien 2km à la rattraper en sortie du village. Je suis défait en passant à côté d’elle et en remarquant qu’elle n’a quasiment pas une goutte de sueur alors que moi je suis liquide…

Entre Saint-Vallier-de-Thiey et Cabris voici ce qui s’est passé :

Moi qui ai plutôt l’habitude de décrier la gendarmerie (notamment celle de Léognan), je remercie grandement ce gendarme qui a constaté l’infraction. A-t-il verbalisé, je ne sais ?

En plus de 6 ans de pratique du vélo, c’est la première fois que les forces de l’ordre essaient de faire respecter la loi concernant les distances de sécurité.

MERCI monsieur le gendarme !

Je rentre tranquillement à la maison des parents sous une chaleur écrasante. Je note que si je veux effectuer des sorties plus longues, il va falloir partir tôt, très tôt !

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Le vélo en exemple ?

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Cette fois ci, c’est un article un peu différent où je partagerai mes réflexions actuelles.

Pourquoi j’aime le vélo ?

J’ai déjà lu ou écrit plusieurs articles qui présentent les choses de la manière suivante.

« Et bien c’est très simple, j’aime ce sport parce qu’il me permet de me dépasser, m’offre une manière différente de découvrir une région, des paysages,… »

Tout cela est très certainement vrai mais est-ce bien l’essentiel ?

L’événement sportif français du mois de juillet avec l’ultra domination d’un coureur (à l’identique de ce qui s’est passé avant sur d’autres épreuves), la situation géopolitique actuelle, la révélation au monde des extrémismes divers et variés me font réfléchir (j’entends les mauvaises langues dire « arrête de réfléchir mais sur le vélo on a le temps de réfléchir Wink « ).

Je réfléchis sur les choses qui amènent les gens à vouloir monter tel ou tel col, à vouloir vivre ensemble ou à vouloir se rassembler pour lutter contre les maladies ou les virus,…

Cette réflexion se nourrit de ce que je suis et de ce qui m’a construit et continue à me construire.

Né en France, j’ai grandi au sein d’une famille où les valeurs sont une chose fondamentale. Les valeurs oui, mais parmi elles je m’aperçois qu’il est possible d’établir une certaine hiérarchie. Certaines valeurs semblent fondamentales et d’autres le sont un peu moins (tout en restant tout de même importantes cela va de soi).

Tout ce qui se passe aujourd’hui dans le monde du sport ou plus largement dans le monde me fait me poser la question sur ce qui compte vraiment parmi mes valeurs. Comment les hiérarchiser ?

La famille, l’honnêteté, le travail, le respect d’autrui,etc oui, mais dans quel ordre et pourquoi ?

Qu’est-ce qui amène des gens différents (nationalité, niveau d’instruction, culture,…) de toute la planète à partager une aspiration, une envie, une passion,… ?

Qu’est-ce qui fait que des cyclistes du monde entier viennent participer à l’étape du tour, qu’est-ce qui fait que des alpinistes du monde entier viennent grimper le mont Blanc ou l’Evrest ?

Mes réflexions m’amènent à penser que nous partageons tous (nous humains sans distinction de nationalité, idées politiques,…) plus ou moins les mêmes valeurs fondamentales. Nous souhaitons tous pouvoir élever nos enfants dans les meilleurs conditions possibles, vivre comme il nous semble bon, monter des cols, grimper en haut des montagnes, plonger au plus profond des océans,… le tout sans avoir le sentiment d’être jugé, sans que quelqu’un ne vienne nous dire que c’est interdit parce qu’il l’a décidé ou que SES idées interdisent ce que nous avons envie de faire…

Les débats actuels sur le dopage en cyclisme me semble être tout simplement le reflet de notre société. Le sujet divise et plusieurs courants s’expriment :

  • ceux qui ne sont pas pour le dopage mais qui le justifie par le professionnalisme et les exigences des sponsors,
  • ceux qui refusent catégoriquement le dopage mais qui ne sont pas prêt à agir,
  • ceux qui sont assez «  »extrêmes » sur les conséquences d’un contrôle positif,…

J’en oublie forcément mais il y a un point commun à toutes ces réactions : nous avons oublié du pourquoi nous faisons du vélo !

Attention je n’excuse pas mais je reviens à la base, aux valeurs fondamentales !

Ce qui est applicable à notre sport doit pouvoir l’être à beaucoup de choses de notre vie courante et j’incite tous les sportifs/cyclistes (mais aussi les autres qui tomberaient sur le blog par hasard) à réfléchir sur leurs réactions vis à vis du dopage mais aussi à élargir la réflexion à d’autres sujets de la vie courante.

J’observe dans mon entourage que ceux qui affichent une position radicalement « contre les extrêmes » sur bien des sujets (sports ou autres), sont eux même très extrêmes lorsqu’on aborde le sujet du dopage (pour ne pas dire sur bien d’autres sujets).

Alors plutôt que de se quereller ou tomber dans des réactions simplistes/faciles sur les sujets qui nous séparent, réfléchissons sur ce qui nous rassemble et essayons de tirer profit de nos différences. Cette réflexion un peu idéaliste (oui je l’admets) ne prend pas en compte les aspects financiers, idéologiques,etc… Dans le sport comme dans la vie courante, tout n’est question que de matérialisme (certains diront de réalisme) mais où mettons-nous l’honnêteté !

Les sponsors des équipes ne sont pas philanthropes mais je leur pose la question : combien de temps croyez-vous que vos arrangements avec la moralité peuvent perdurer ? Combien de temps croyez-vous pouvoir abuser vos « clients » que vous plutôt « vaches à lait » ?

Je vote donc pour un sport propre, une vie honnête et droite même si certains diront que je ne vis pas avec mon temps (ou hors du courant de pensée très anglo-saxon où seule la performance compte). Un temps où il faut absolument gagner tout par tous les moyens existants même s’ils sont parfois à la limite de la moralité ou même de la légalité !

Malheureusement le sport n’est que le reflet de notre société et quand on voit ce qui se passe dans le sport, il y a de quoi être inquiet pour nos enfants. Pour remettre de l’ordre rapidement, une prise de conscience collective me semble nécessaire. Nous cyclistes, devons arrêter les performances extraterrestres et devons montrer l’exemple à la société. Montrons nos valeurs comme par exemple l’entraide, la solidarité, montrons que le résultat du travail d’une année permet non pas de soulever le mont chauve mais d’y monter rien qu’à la force de ses jambes,…

Et enfin, amis cyclistes, s’il vous plaît montrons l’exemple en ne jetant pas nos déchets sur la route. Ça sera un bon commencement.

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Tout le monde à vélo !

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