Tout le monde parle dopage alors…

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tdf… je ne vous parlerai pas dopage !

Hier et aujourd’hui j’ai dû affronter les commentaires, remarques et prise en renseignement de mes collègues. Je dirais presque que c’est la même chose chaque année.

OK les vidéos montrant un rythme cardiaque qui ne bouge pas alors que la cadence de pédalage avoisine les 115tpm et la puissance développée les 700W ne sont pas pour arranger les choses.

Quand je regarde ces vidéos je ne peux m’empêcher de penser à deux choses :

  • que puis-je tiré de ces vidéos qui soit irréfutable ?
  • j’aimerais bien pouvoir développer la moitié la puissance développée Wink

Mais en réalité je pense toujours aux pauvres cyclistes qui comme moi essaient de pratiquer leur sport de manière propre et honnête. Je pense à tous ces cyclistes qui essaient de monter le mont Ventoux et qui une fois en haut sont heureux comme des gosses. Je pense à toutes ces forces qui sont laissées sur le bas côté des routes. Je pense à tous ces mécanos qui règlent les vélos pour qu’ils offrent le meilleur de leurs capacités aux cyclistes. Je pense à… tous ce que nous vivons tous !

Le cyclisme, c’est nous et pas ce cirque qu’est le tour de France. Ce n’est qu’un spectacle qui utilise le cyclisme comme thème principal et qui exploite des hommes pour faire de gros bénéfices.

N’allez pas dire que je n’aime pas le tour de France. Non, j’aime cette épreuve pour ce qu’elle représente. Pour moi, ces cyclistes sont un exemple de volonté, l’abnégation, de travail,… Par contre, l’utilisation qui en est faite, la mécanique, l’exploitation faite par ASO me semble bien limite.

En gros, j’aime le vélo pour toutes les valeurs qu’il véhicule et toutes les émotions qu’il peut procurer et ça, aucune société/organisation ne pourra me l’enlever. Pour moi il s’agit d’un autre monde auquel je suis complètement étranger même si le niveau de performance me fait rêver. Mais je vois un col qui me sépare de ce monde : le col santé !

Jamais je ne mettrai en danger ma santé pour une quelconque performance. Alors roulez propre, roulez pour le plaisir et roulez à votre niveau. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas progresser !

Bonne route à tous les cyclistes propres !

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La bonne position ?

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reglagesCela fait maintenant quelques années que je pratique le vélo. Ma position a beaucoup évolué et je pense avoir trouvé le bon compromis entre confort, efficacité et surtout une position pour éviter les blessures.

J’ai voulu contrôler ma position et j’ai demandé à ma femme de prendre des vidéos sur les deux vélos dont je dispose.

A première vue, je ne vois pas de gros problème de position (notamment au niveau du recul de la selle).

Les deux vidéos sont donc en ligne et je fais appel à votre expertise pour détecter les quelques éventuels détails qui m’auraient échappé.

Et pour ceux qui se seraient imaginé autre chose en lisant le titre, et bien non. Ici on discute vélo et uniquement vélo Wink !

Pour ceux qui n’auraient pas remarqué, je porte de cuissard de mon ancien club : l’ACBB. je souligne toutefois que je suis VCCencore membre du Vélo Club Canéjan (la tenue en photo)et si vous habiter la région, je vous invite à découvrir ce club où l’ambiance est vraiment géniale.

Sur le Cannondale SuperSix EVO

Sur le GIANT SCR2

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Motivation où es-tu ?

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bilanJuste un petit billet pour donner des nouvelles depuis la superbe épreuve de l’Ariégeoise.

Cela fait maintenant environ 2 semaines que cette épreuve est passée et comme à mon habitude j’ai une baisse de motivation.

D’après mes lectures cela semble normal sur le plan sportif.

D’autant plus que ces derniers temps, ma motivation et mon énergie sont plutôt tournées vers ma vie extra-sportive. Comme tous les cyclistes de mon niveau (ceux quine gagnent pas leur vie grâce au sport), je dois composer pour obtenir un équilibre entre ma vie professionnelle, ma vie familiale et ma vie sportive.

Je m’accorde donc une « pause cycliste » (même si je continue de rouler) en attendant de voir la suite.

Comme le dit l’expression : « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

Pour moi, c’est donc une période creuse sur le plan sportif où je prends les événements les uns après les autres. J’espère revenir à l’entraînement en pleine forme avec une plus grosse connaissance de moi-même.

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Ariégeoise – montagnole, le bilan

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Maillot ariégeose 2015Samedi 27 juin 2015, date de mon objectif annuel : L’Ariégeoise. Cette année j’avais opté pour le grand parcours lors de mon inscription. Les aléas de la préparation et surtout une chute l’ont bien entamés.  C’est donc un peu déçu qu’au mois de mai j’ai demandé à basculer sur le  moyen parcours : la montagnole.

Loin de m’abattre je me prépare comme si je participais au grand parcours avec pour objectif l’amélioration de mon temps par rapport à l’année dernière.

A 7h30 c’est le départ du gîte avec René (un autre cyclosportif de Saint Médard en Jalles que j’avais rencontré l’année dernière sur cette même course). Nous arrivons un quart d’heure plus tard dans le sas de départ. Nous discutons un peu avec René puis je prends mon gel énergétique avant le départ. Comme d’habitude des coureurs ne font pas attention aux autres et des vélos  tombent.Vu le prix de nos machines ça me fait mal au cœur. Le premier qui touche plus d’une fois au mien ou qui le fait tomber aura affaire à moi mais ça n’arrive pas Wink.

A 8h00 le départ du grand parcours est donné.J’ai une pensée pour Greg (autre coureur du club) qui y est engagé et intérieurement je me fixe l’objectif d’arriver avant lui pour ne pas me prendre une grosse claque au moral.

8h30, le départ pour la montagnole. Comme l’année dernière ça bouchonne un peu (beaucoup). Après le rond-point (juste après le franchissement de la ligne de départ) ça comme à roulotter et enfin nous prenons un peu de vitesse. Très très vite après des excités doublent dans tous les sens à en être dangereux (comme d’habitude).

Pour ma part, je sais que la course va être longue et que la côte d’Amplaing en calmera un peu. Ça ne joue pas ici en ce qui me concerne…

Comme prévu la côte d’Amplaing en calme certains mais juste après ça repart de plus belle à tel point qu’un gars a chuté et est en sang et les secours à ses côtés. terminé pour lui. je redouble de vigilance pour ne pas aller à terre car certains coureurs sont dangereux…

Foix arrive assez vite et je suis étonné de la moyenne. Je fais 30km en une heure. Après Foix c’est l’ascension du col du Portel qui commence. Je m’aperçois que mon capteur de cadence de pédalage ne fonctionne plus. je m’arrête mais n’arrive pas à le remettre en route rapidement. je décide de monter au capteur de fréquence cardiaque uniquement. Je m’accroche donc aux roues du premier groupe qui passe.

Au fur et à mesure de la montée nous sommes entourés de nuages et parfois la visibilité n’excède pas 50m. Malgré tout la montée s’effectue régulièrement et en sécurité. Bizarrement, les énervés du début se sont calmés et tout le monde se concentre sur son effort.

Le sommet du col du Portel arrive malgré tout assez vite. Je mets 1h environ pour y arriver. En haut j’avais planifié une pause « besoin naturel ». j’en profite pour redémarrer mon compteur et hop j’ai de nouveau mon capteur de cadence de pédalage. Ça me rassure un peu car il y a encore pas mal de cols et j’aime bien monter en contrôlant la cadence de pédalage et ma fréquence cardiaque. Ça me permets de mieux gérer les montées et tenir le coup sur la longueur de l’épreuve.

La descente du col du Portel est épique. Par endroit je n’y vois pas à 10m. Les coureurs enlèvent leurs lunettes car la condensation accroît la réduction du champ de vision mais tout au long de route, les lunettes tombent à terre et il faut les éviter. Il est difficile de s’arrêter pour récupérer des lunettes tombées à terre car les coureurs arrivent (à vitesse réduite mais ils arrivent quand même).

Pour ma part je garde les lunettes sur le nez et les essuie quand je le peux. Ça me pose quelques problèmes pour gérer correctement la vitesse en fonction de visibilité mais bon ça passe sans prendre de risque insensé.

C’est pas première fois que je suis plus fatigué en bas d’une descente de col qu’en arrivant en haut !

Quelques kilomètres et puis c’est au tour du col de Saraillé. Normalement un col facile à escalader mais il ne faut pas y laisser trop de forces. Je gère encore et avec le capteur de cadence de pédalage qui fonctionne ça me facilite les choses Smile

Une fois le Saraillé avalé, il faut descendre. L’organisation nous avait averti que des travaux de réfection de la voirie avaient été effectués et que la route était pleine de gravillons. En réalité seule la moitié supérieur de la descente était pleine de gravillons et après la route était plus ou moins correcte (en montagne il y a parfois des vaches si vous voyez ce que je veux dire Wink ). Par deux fois je joue les équilibristes sur les gravillons mais ça passe. C’est dans cette descente ou j’ai vu un coureur s’échapper sur une route annexe pour s’arrêter alors qu’il était pris de crampe aux mains. Pour lui plus de peur que de mal, il s’en sort bien. Pour moi ça passe, j’arrive en bas entier et encore une fois plus fatigué qu’en haut du col. ce n’est décidément pas une journée normale !

En bas du Saraillé, je ne retrouve seul et face à moi un long faux-plat pour rejoindre le col d’Agnès. J’ai beau regarder au loin ou me retourner personne ou alors chaque fois qu’un petit groupe se présente, il roule bien plus vite que moi et je n’arrive pas à accrocher les roues. Je ne mets en mode gestion du faux-plat pour ne pas perdre trop d’énergie et j’arrive comme ça à Aulus. C’est ici que ça commence !

Je plaisante avec un coureur au pied du col mais j’avais établi une stratégie pour monter le col d’Agnès : la régularité. Avec les capacités du moment je décide de caler la fréquence de pédalage entre 60 et 70 tours par minutes et ma fréquence cardiaque entre 80 et 85% de ma FCmax. En fonction de la pente ça donne une vitesse comprise entre 9 et 10km/h.

La météo n’a toujours pas changée et les nuages m’accompagne quasiment jusqu’en haut car ça commence s’éclaircir. J’entame la descente sur l’étang de Lers. La visibilité est correcte mais je ne vois l’étang qu’au dernier moment et il est difficile de profiter du paysage (je pense qu’à ce moment je suis fatigué et que je suis concentré sur ma route).

J’enchaîne sur la montée du port de Lers. Dans ma tête j’avais noté que c’était plus facile que le col d’Agnès. Selon mon compteur c’est le cas. Il indique du 5-6% mais pour les jambes j’ai plutôt l’impression que c’est du 9-10%…

Heureusement, ce n’est pas très long (5-6km il me semble) et j’arrive assez vite en haut alors qu’il y avait beaucoup de monde pour nous encourager tout au long de cette montée. C’est vraiment top de se sentir supporté et à posteriori se prendre pour un coureur pro (la vitesse en moins bien entendu Wink ). Pendant la montée le ciel s’est dégagé et j’arrive en haut avec le soleil.

Il ne reste plus que la descente sur Auzat. Ouf, mais il faut rester vigilant car avec la fatigue la chute est toujours plus présente. C’est donc avec précautions que j’essaie de lâcher les chevaux car il y a quelques coureurs qui m’ont doublés très rapidement et il faut garder un oeil derrière pour ne pas leur couper la trajectoire (parce qu’à la vitesse à laquelle ils arrivent, ils ne s’arrêteront jamais…). Je termine la descente derrière une dame que je n’arrive à rattraper qu’après la ligne d’arrivée. Je la félicite pour sa performance et sa descente (on est gentleman au Vélo Club Canéjan).

Après que l’organisation ai enlevé ma plaque de cadre et donné une bouteille d’eau je ne mets pas 2 minutes pour retrouver ma femme et mes filles. A cet instant je suis réellement heureux. Content de moi mais aussi content de partager ce moment avec ma famille car l’important dans tout ça c’est EUX !

Ariegeoise 2015
A l’arrivée avec ma grande fille

Ensuite, la nature reprend ses droits et nous partons manger car j’ai les crocs après près de 115km.

Je tiens à utiliser ces quelques lignes pour remercier (encore une fois) l’organisation, les bénévoles et la gentillesse avec laquelle ils prennent soin des coureurs. De vrais mères pour nous Wink !

Malgré une météo peu clémente l’ensemble de l’organisation a su trouver les mots et les actions pour nous mettre du soleil dans le cœur.

UN GROS MERCI pour cette superbe journée !

Le parcours

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Tout le monde à vélo !

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