La discorde

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securite routiere à veloCette semaine j’ai eu une discussion avec quelques collègues au sujet des « dangereux vélos qui font n’importe quoi et qui en plus se croient tout permis ».

Cette discussion m’a permis de comprendre la manière dont une partie de la population (et oui il ne faut pas faire d’amalgames, juste une partie) voit les cyclistes.

Un de mes collègues évoque une situation qu’il a vécu. J’ai recherché une image sur le net pour illustrer la situation décrite :

Croisement

Rien de plus classique allez-vous me dire. Et pourtant, quel cycliste ne s’est jamais fait peur sur ce type de carrefour ?

Le scénario est le suivant :

Mon collègue est en voiture et veut tourner à droite. Au même moment un vélo est sur la piste cyclable et va tout droit, dans la continuité de la piste. Mon collègue me dit que le cycliste a obligation de s’arrêter pour laisser passer le véhicule (dans ce cas mon collègue). J’insiste pour connaitre avec exactitude la situation des lieux  :

  • pas de panneau ni marquage de type STOP ou céder le passage,
  • pas de feu tricolores

Bref, c’est un peu comme sur l’image ci-dessus (ah oui je l’ai pas choisie au hasard non plus Razz  !).

Sur le moment, mon collègue a crié sur le cycliste qui a failli passer sous ses roues s’il n’avait pas donné de coup de frein. Il était très énervé.

Je lui explique simplement que réglementairement la piste cyclable est une voie de circulation au même titre que la sienne et que dans son cas, c’est la priorité à droite qui s’applique.

A cet argument, j’ai une réponse quasi collégiale :

« Mais si ça tape, c’est quand même lui qui aura mal. C’est donc à lui de s’arrêter ! »

J’essaie d’expliquer que quasiment tous les automobilistes reprochent à certains cyclistes de ne pas appliquer le code de la route mais qu’à leur tour ils ne l’appliquent pas et que ça devrait les faire réfléchir…

Rien n’y fait. Mes deux collègues sont affirmatifs : ils sont dans leur droit et comptent le faire respecter.

Je leur demande d’imaginer qu’au lieu de la piste cyclable, il s’agit d’un couloir de bus et qu’au lieu du vélo, il s’agit d’un bus plein à craquer (vous savez comme dans quasiment toutes les grandes villes aux heures de pointe). La question est : que faites-vous ? Vous tournez ou vous laissez passer le bus ?

Là, comme par hasard, ils laissent passer le bus.

J’essaie de leur montrer qu’il n’y a aucune différence entre les deux situations si ce n’est que d’un côté il y a un bus et de l’autre un vélo mais rien n’y fait.

De surcroît, pour mes collègues, si un cycliste encoure un risque pour passer à un endroit alors il se doit de mettre pied à terre et devenir un piéton et passer sur les aménagements s’il existent ou alors même marcher dans les fossés pour ne pas être percuté par un véhicule… Là je suis atterré !

J’arrête donc là la conversation et m’en tire par une pirouette comique même si je suis contrarié.

J’en tire quand même un réel enseignement.

Le code de la route est connu de tous mais non appliqué de manière systématique. L’application de ce code est fonction des risques que l’usager encoure. Je pense pouvoir dire que cela va même plus loin. En effet, les actions des usagers de la route sont dictées uniquement par le risque encouru !

En quelque sorte, plus vous êtes « gros », plus vous pouvez (attention je n’ai pas dit que vous aviez le droit) déroger au code de la route !

Lorsque j’analyse ça, ça ne peut que me faire peur. A en croire mes collègues, c’est presque de ma faute si l’automobiliste qui me dépasse ne respecte pas les distances de sécurité (c’est vrai, qu’est-ce que je fais sur cette route si risquée pour un cycliste ?).

Je ne respecte pas totalement le code de la route (qui pourrait le dire honnêtement ?) mais quand même. Sur cet exemple, les automobilistes clament haut et fort que les cyclistes sont indisciplinés, qu’ils ne respectent rien et sont dangereux. Soit admettons, mais que font-ils eux ? Ils ne respectent le code de la route que si la situation peut leur être préjudiciable ou s’ils y sont obligés. C’est donc vers la gendarmerie que je peux me retourner en leur demandant une seule chose :

Sanctionnez tous les usagers de la route sans distinction !

A toutes fins utiles, je porte à votre attention qu’une voie de circulation fait environ 3.5m de largeur (source Wikipedia). Le cycliste (environ 50cm de large) roulant à 1m du bord doit être doublé à 1.5m en zone rurale. Cela fait qu’il vous faut verbaliser toute voiture doublant un cycliste qui n’est as complètement décalée sur la voie de circulation venant en sens inverse (à quelques centimètres prêt)…

Mon expérience de dangereux cycliste me montre que si j’avais touché l’amende pour non respect des distances de sécurité, je n’aurais plus besoin d’aller travailler (90€ en amende minorée si mes sources sont bonnes). Il n’y a donc qu’une seule chose possible :

Appliquons le code de la route et rien que le code de la route et je pense que nous (cyclistes) nous pourrons rouler en sécurité !

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Chute

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Hier j’ai chuté lourdement en allant au boulot.

Des chutes nous en connaissons tous mais là c’était… différent.

La voiture qui me suivait était prêt (2 à 3 mètres derrière moi maximum) et entamait un dépassement au moment où ma roue avant est partie sur une plaque de verglas.

Là je me vois déjà sous les roues de la voiture mais ouf, elle arrive à se mettre sur la voie à côté de moi (en sens inverse) et s’arrête. Au moment où la voiture s’arrête, je suis par terre au niveau des portes arrières. Je peux dire que j’ai eu de la chance et je remercie la dame d’avoir eu la présence d’esprit de se décaler. Je pense que j’aurais dû jouer au loto hier mais bon pas de regret de ne pas l’avoir fait, je suis toujours vivant !

Un peu plus de 24 heures après m’être lamentablement ramassé, je fais le bilan des blessures.

  • genou gauche : juste du cuir et contusions
  • poignet droit : légère douleur sur certains mouvements
  • poignet gauche : douleur permanente plus ou moins intense selon le mouvement

Pas de changement de couleur (bleu), ni d’inflammation.

Le toubib me dit de mettre du Voltarène et du Doliprane (j’évite quand même).

Je laisse le vélo pour trois jours pour voir comment ça évolue et je reste à l’écoute de mon corps. Je n’ai pas envie de bousiller une saison que je prépare depuis 1 mois et demi (fin novembre) et comme le dit un membre de mon club « ce qui ne tue pas nous rend plus fort » Wink

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Tacx Blue Motion

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tacx blue motionUn home trainer à la maison, juste impossible pour moi !

Deux choses entravaient mon achat :

  • ma femme ne voulait pas en entendre parler à la maison,
  • le prix du matériel était réellement trop important.

Ma femme s’étant mise au vélo et les températures baisant, elle a finalement assoupli sa vision de l’engin et n’y met plus un veto total mais si nous trouvons une bonne occasion, alors cela pourrait être envisagé. Première entrave levée !

Il ne me restait donc plus qu’à trouver la bonne occasion pour ramener la perle rare à la maison et pouvoir m’entraîner de manière très ciblée (je reviendrai plus tard sur le pourquoi après un article comme j’avais publié).

En ce samedi 13 décembre, nous sommes allés dans un magasin de sport d’une grande chaîne de distribution. Quand je dis nous, c’est en famille que nous y sommes allés. Là je vois une promotion sur les home trainer Tacx et cela fait un moment que je regarde ce type de matériel d’entraînement avec envie. L’envie de pouvoir cibler travailler une zone de fréquence cardiaque, une cadence, etc particulière.

Là je vois des home trainer Tacx à -35% !

Je repère le modèle avec le capteur de puissance mais le prix est bien au-delà de ce que nous pouvons nous permettre. C’est alors qu’une conversation avec un copain du club me revient en mémoire. « Tu sais, pas la peine de connaître exactement la puissance. Un home trainer simple fait largement l’affaire pour travailler ! ».

Je me tourne alors vers le modèle moins haut dans la gamme. Le Tacx Blue Motion. Je regarde dans un premier temps les caractéristiques. J’ai devant moi les deux modèles et je peux comparer simplement en regardant le côté de la boite. La différence n’est pas flagrante et cela se joue principalement sur l’électronique qui est ajoutée « au modèle de base » pour obtenir le modèle milieu haut de gamme. Ensuite, et seulement ensuite, je regarde le prix. Toutes réductions confondues, cela me fait le home trainer au deux tiers du prix de sa valeur initiale. J’arrive donc à convaincre ma femme et nous repartons avec un home trainer tout neuf sous le bras.

Je suis content et je vais découvrir la « joie » de rouler surplace sans avoir peur de se casser la figure ou encore de suer comme un baudet alors que ça caille dehors !

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà effectué deux entraînements différents (ma femme en a aussi fait deux) et je confirme que c’est un outil génial pour cibler parfaitement un exercice. Encore quelques tests avant l’écriture d’un article sur le matériel.

 

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Continuer pour dire NON !

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J’ai toujours autant de passion pour le vélo mais là j’ai baissé un peu les bras face aux événements actuels.

Après deux jours d’abattement, de rage intériorisée, de tristesse pour les attaques de nos libertés, j’ai décidé (comme bien d’autres bloggeurs de vélo) de mettre en berne mon blog. La plume est en berne mais la vie doit continuer et le soutien à ceux qui agissent pour nous protéger doit être présent.

Je souhaite profiter de ce blog pour dire tout le soutien que j’apporte aux forces de l’ordre qui réalisent un travail admirable. Voilà ce à quoi je crois alors que je n’ai jamais lu Charlie Hebdo :

carlie-policeJ’incite tout le monde à continuer à vivre plus ou moins normalement selon les circonstances afin de montrer que nous sommes dans un pays libre. Je fais totalement confiance aux forces de l’ordre pour faire de leur mieux pour la protection de la population. Continuer à vivre « normalement » c’est aussi faire du sport, du vélo…

Alors, à tous les cyclistes qui me lisent :

Pensez à prendre vos papier d’identité avec vous à chaque sortie (et oui il faut continuer à rouler). C’est indispensable pour faciliter le travail lors d’éventuels contrôles des forces de l’ordre. Je pense qu’il n’est pas utile de vous recommander d’avoir votre téléphone portable pour prévenir en cas de problème.

Ne perdons pas notre liberté de rouler !

 

 

 

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